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vendredi 19 mars 2010

LECTURE-DÉDICACE À GEX LE VENDREDI 26 MARS

Flammagories :
de la musique aux mots, un « imaginaire ardent »


Lecture et dédicace
par Delphine Imbert

le vendredi 26 mars
à 20h
à L’Archipel des Mots
81 rue du Commerce 01170 Gex
04 50 20 40 24

Quatorze auteurs transportés par une musique ensorcelante, quatorze auteurs créant de concert afin de rendre hommage à l’une des plus belles compositions de Nicholas Lens. Au gré de leurs récits, vous croiserez des dragons, des héraults, des monstres et des I.A. sans âme, des chimères et légendes. Vous partagerez la poésie, les rêves et cauchemars que leur a inspiré Flamma Flamma, le Requiem du Feu.

Ici gît...
Votre âme d’enfant, votre esprit saint, votre vision des choses.
Ici gît...
Le souvenir d’autres vies, d’autres lieux, d’autres époques.
Ici gît...
Le futur oublié, le passé à venir, le présent incertain.
Vous qui lisez ceci, ouvrez les portes, remplissez vos esprits.

Ici gisent...
Des vies.


« Difficile, variété oblige, de dégager un texte préféré. Ils sont tous bons, voire très bons, et prouvent que la nouvelle est un exercice certes périlleux mais au résultat ô combien agréable. Chaque plume parvient, rarement en plus d’une dizaine de pages, à nous accrocher, nous faire vibrer, nous émouvoir, nous faire trembler. Même dépourvus de leur musique inspiratrice, ils prennent aux tripes et nous emportent avec eux. »
(Nicolas Soffray, YOZONE, Le Cyberespace de l'imaginaire)

Le collectif de Flammagories :
Nico Bally, Jean-Michel Calvez, Lucie Chenu, Vincent Corlaix, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Xavier Dollo, Julien Fouret,
Olivier Gechter, Delphine Imbert, Jess Kaan, K’van, Lydie Métayer,
Jean Millemann.
242 pages.
Editions Argemmios,
février 2010.

mardi 26 janvier 2010

FLAMMAGORIES


Nous en rêvons depuis longtemps…
Vous en rêvez aussi. Je vous assure. Ou vous en rêverez.

C'est une musique. Qui vient de très loin, des choeurs barbares d'un temps oublié, un soprano limpide d'un autre monde.
C'est un Requiem, qui pleure et célèbre la mort d'un homme, ou d'un dieu, ou d'un monde, ou du feu lui-même.
C'est un texte, ou plutôt quatorze, qui décryptent pour vous cette musique, ou l'ensorcellent, qui changent ces sons en mots, en songes, en âmes.

Lucie Chenu annonçait bellement depuis son blog ce projet extraordinaire :
La genèse de Flammagories.

Vous pouvez en admirer la magnifique et onirique couverture par Alain Valet.

Vous pouvez sur le site des éditions Argemmios en lire la présentation et en télécharger de beaux extraits, le début de chacun des quatorze textes.

Vous pouvez enfin souscrire dès à présent pour être parmi les premiers à recevoir ce collectif nonpareil.

Le texte que j'y ai composé, "Ave Ignis", m'est particulièrement cher, fragment d'un possible roman à venir, d'une Cité qui revient souvent dans mes songes et qui est peut-être la première de toutes, et d'un défunt au nom d'étoile…
Parmi les autres variations musicales de ce collectif figure le sublime et saisissant "Agnus Purus" de Jean Millemann qui ne saurait vous laisser indifférent.

Et pendant la lecture, il faudra bien sûr écouter la musique de Nicholas Lens, Flamma Flamma -The Fire Requiem (1994), qui a inspiré tous ces textes, en dicte le tempo, en tisse les harmonies.
On peut les écouter légalement sur :
Tunecore
et la plupart des morceaux sont disponibles sur iTunes.

14 auteurs au sommaire : Nico Bally, Jean-Michel Calvez, Lucie Chenu, Vincent Corlaix, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Xavier Dollo (aka Thomas Géha), Julien Fouret, Olivier Gechter, Delphine Imbert, Jess Kaan, K'van, Lydie Métayer et Jean Millemann.
1 préface de Bruno Peeters, 1 introduction de Luc Toussaint
242 pages - 18 euros

dimanche 15 novembre 2009

TEASER (1)

Il y a si longtemps que je n'écris plus.
Pas seulement : que je ne vous écris plus, amis ni anonymes ni électroniques qui me lisez ici.
Que je n'écris plus, comme cela m'arrive parfois, depuis longtemps, depuis toujours, chaque fois que le tourbillon du monde m'éloigne de la page, de la plume, du temps suspendu et fragile de l'écriture.
Toujours ce fut ma plaie : j'écris si peu.

Mais je goûte les saisons, l'automne flamboyant qui se givre d'hiver peu à peu, saisons si différentes de celles où je suis nées, et combien plus spectaculaires !
Et je rêve de textes, ébauches d'idées, personnages possibles, intrigues amorcées.
Je ressens l'appel de l'écriture comme j'imagine l'appel de la mer, comme j'éprouve parfois l'appel de l'Ecosse : un élan ardent, presque douloureux, qui écrase les poumons, crispe le ventre, la plus violente des formes de nostalgie.

Et voici des nouvelles, malgré tout.
Que je décline, pour gagner du temps, sous forme de Teasers.

La première commence ici :
Un disque mystérieux

jeudi 30 octobre 2008

RETOUR EN MUSIQUE

Il y a longtemps.
Trop longtemps.
Le trop long temps du manque, de l'absence, de la nostalgie, de l'enfouissement sous le travail.
Le trop long temps du sable qui glisse entre vos doigts.
Trop longtemps et tant à dire.
Alors je commence par répondre à un défi impossible, celui de Lucie :


- Choisir 5 chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi
- Faire une petite playlist avec
- Rajouter en sixième position "The Song", celle que vous aimez d’amour, plus jamais vous ne pourrez vivre sans
- Et taguer 5 personnes de votre choix.

Bien sûr, c'est un de ces jeux où tout le monde triche, où la tricherie est inscrite dans la règle du jeu.
Parce que personne ne peut se limiter à choisir cinq, ni six, chansons.
Parce que la musique est l'art volatil, l'art changeant, l'art du temps qui fuit entre nos doigts, justement.
Parce que l'autoportrait, même musical, même chinois, est toujours faussé.

J'ai donc choisi cinq chansons qui me parlent d'amour, qui parlent de mes amours.
Parce que c'est un des grands rôles, une des grandes magies de la musique. Pas un cliché, non, beaucoup plus que cela. Tous les amoureux se retrouvent en chansons.
Et parce que c'est, tout compte fait, une belle façon de se définir :
Je suis ceux que j'aime.
Qu'il en soit ainsi.
Même si pour chacun d'entre eux j'aurais pu choisir dix autres chansons.










Pour M., mon Amour, mon Fou, ma Joie, l'homme qui partage ma vie : "Good Fortune" de P.J. Harvey.
Au tout début, dans les remous et les ténèbres, dans le froid de l'éloignement, il m'envoyait des chansons, comme font tous les Amoureux, et nous nous raccrochions au fil de ces notes lancées à travers l'abîme.
Celle-ci, parce qu'il est vraiment ma "bonne fortune".
J'espère être la sienne.

Pour Dorian, et pour mille autres raisons, mon premier "Voyage" avec le Voyage de Noz, que je continue de suivre tant bien que mal. Ils sont depuis longtemps en lien sur ce blog, je les ai vus, écoutés, écrits… J'espère que cette histoire ne s'arrêtera pas là.
Et Dorian ? Un autre Fou bien-aimé avec lequel j'ai arpenté les rues d'un Vieux Port et maints lieux de perdition.

Pour V., "Bang Bang" de Nancy Sinatra, rappelé à tous les souvenirs par la BO de Kill Bill. Parce que V. est Bill, parmi maints autres rôles joués auprès de moi, que j'aurais pu décliner en maintes autres chansons. Parce que lui et ses ombres restent un part de moi, même à présent.

Pour quel aimé, "Into the West" ? Pour quel roi qui n'en finit pas de revenir ?
Pour Aragorn, pour Arthur ?
Plus que cela.
Pour les Elfes. Pour les navires. Pour la Mer, la vraie, celle qui emporte nos coeurs avec elle. Pour les Iles à l'Ouest du monde.
Pour l'Exilée en moi, et pour tous les "vrais marins".

Cela fait quatre seulement.

Voici pour C.


Encore un voyage, n'est-ce pas ?
C'est dans la nature de la musique.
Vers Avalon, vers tous les autres mondes, et le coeur de ce Prince-là.

J'ai triché.
Mais je suis revenue à ce blog.
Merci, Lucie.