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mardi 21 février 2012

Morningstar

Je ne sais pas trop pourquoi, ces temps-ci, il revient rôder près de moi.
Je sais pourtant bien, je l'écrivais sur ce blog il y a des années, que "cette relation-là est bien moins tendre, bien plus complexe [que toutes les autres, sauf une], et il vaut mieux qu'elle n'aille jamais trop loin..."
J'ai pourtant continué d'écrire sur lui, et de croiser sa route. Pas trop souvent. Heureusement.

Et voici que me revient ce texte, lu et traduit autrefois, dans un autre monde (plusieurs) et d'autres rêves, et j'en suis encore bouleversée.

THE LAMENT FOR LUCIFER

Close my eyes to the sunliqht,
My Morning Star, my storm.
Fold your wings in grace and take your leave of me.
Taste my blessings; as you go.
We will not lie as one again
For my womb is a garden of rot.
My heart is ashes.
My tears are blood.
Hunt well, my breath, and take with you
The bones of our children, wrapped in palm leaves.
Scatter them to the horizon and allay their cries.
I shall tend a grave of deep water
And shall wash away our enemies.
Bide well, my desert wind,
Hold aloft your blade and oil it with tears.
I shall be the owl upon the night wind,
The cat with silent paws
And the serpent at the heels of Caine.
I shall be the seed of tears, but my eyes shall be sand and silence,
My heart shall be the desert and the sea,
And my cry shall be the owl gone hunting
As the sun departs my sky.
Weep not, my beloved,
But hold me close in your distant chase.
We shalt be the thorns of ruined Eden
Forget me not
Sun to my moon
Cry to my silence.
Que fais-tu là exactement, Lux ?

mercredi 6 janvier 2010

DE LUCIE ET DE LUCIFER

Lucie Chenu est une lumière. Personne n'a jamais mieux porté ce prénom.
Elle éclaire, elle réchauffe.
Elle est modeste, et met en lumière ce qu'elle aime, ceux qu'elle aime.
Elle éclate et jaillit en étincelles quand sa révolte déborde.
Elle est brûlante, de désirs, de projets, de colères parfois, de passions toujours.
Elle donne. Elle avance les yeux ouverts, les bras ouverts, le coeur ouvert.
Elle réchauffe, à mots simples, à mots doux, quand on en a besoin.
Elle apprivoise et réconforte, car les auteurs sont d'étranges et fragiles bêtes.
Parfois elle se glisse même dans leurs textes — dans deux des miens je l'ai retrouvée, changée en personnage sans pourtant être changée, éleveuse ou éditrice.

Il est si facile de faire son éloge que j'en ai presque honte.
J'espère que nos chemins continueront de se croiser, de se trouver.
Je rêve pour elle d'une énergie inépuisable, si quelque auteur de SF en trouve le secret.
J'espère, un jour, lui rendre un peu de sa lumière.



Et croyez-moi, elle mérite cet éloge.
La preuve en est dans les quantités d'autres éloges, de plumes autrement plus célèbres que la mienne, et même, excusez du peu, des pinceaux de Caza !

Vous pouvez les lire ici, dans le dernier numéro d'Univers & Chimères (menu "Entretiens")


Vous pouvez les lire aussi dans le recueil de ses textes qui vient de paraître aux éditions Rivière Blanche :
Les Enfants de Svetambre
avec une autre magnifique illustration de Caza en couverture.

J'ai le plaisir et l'honneur, avec mon "jumeau de l'Eden", Julien Fouret, de voir l'un de mes propres textes publiés dans le recueil de Lucie, le troisième volet du tryptique de la Genèse, "Haine, rupture et commencement" qu'elle a entamé de façon si stimulante avec le point de vue de Lilith que nous avons eu envie de le poursuivre, Julien donnant la version d'Adam et moi celle de Lucifer : une histoire de commencement, donc.