Cela m'arrive chaque année, pendant la deuxième moitié du mois d'août.
Même l'an dernier, alors que je vivais les dernières semaines de ma grossesse, et que j'avais bien autre chose à penser. Et de nouveau cette année, alors que seule avec le Crapion Terrible toute la journée j'ai encore moins de temps libre.
Et pourtant.
Sans doute n'est-ce donc pas la solitude estivale qui engendre ces idées. Il faut alors que ce soit l'approche d'une nouvelle rentrée. C'est plus inquiétant. Cela dit, d'une façon ou d'une autre, que mon métier ne me satisfait pas entièrement et que chaque année j'ai le désir et le regret d'une autre carrière.
Celle de l'écriture.
Certaines années, j'ai réellement écrit et achevé un texte à cette période. Ce fut le cas par exemple du "Tribunal des Corbeaux", publié dans la regrettée revue Monk. Ou de "Tu Retourneras à la Poussière", encore inédit.
L'an dernier, grâce à l'ami Jorune, je fourmillais d'idées pour un univers romanesque. Nul roman n'en est né, même si j'ai l'excuse d'une autre naissance, très biologique celle-là, quelques jours plus tard.
Cette année, je rêve d'un feuilleton littéraire et délirant, à la façon de mon bien-aimé XIXème siècle, écrit avec mes collègues de lettres, quelque chose de loufoque et d'outrancier, un brin potache aussi.
Je rêve aussi, de façon moins nostalgique, d'un vrai ebook, d'une narration interactive, écrite pour ce support palpitant et pas seulement "enrichie". Quelque chose dans l'esprit de Varytale ou des Studios Walrus.
Et à l'occasion de notre travail sur les villes imaginaires pour "Littérature et Société", je me reprends à rêver de ce roman jamais écrit sur la Ville-Etoile, la Cité aux Neuf Vies, diamant imaginaire dont "Ave, Ignis" dans Flammagories n'était qu'un fragment arraché.
Et, comme les autres, comme tous ceux qui n'écrivent pas, ou pas assez, j'en fait un billet sur mon blog au lieu d'un vrai roman.
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mercredi 17 août 2011
jeudi 15 janvier 2009
CHARITÉ BIEN ORDONNÉE…

Une note pour faire ma propre publicité, à l'occasion de la parution du "Tribunal des Corbeaux", un texte auquel je suis particulièrement attachée…
Une note pour rendre hommage à Léonor Lara, éditrice éphémère et attristée, écrivain rare et précieuse, qui a dirigé la revue Monk jusqu'à cet ultime numéro.
Une note pour rendre hommage à Alain Valet et à ses merveilleuses illustrations.
Chant du cygne de l’éphémère revue Monk
Après de nombreuses péripéties, quelques sueurs froides et pas mal d’angoisse, le numéro 4 de Monk est enfin paru ! A peine paru, et déjà collector : « Rapaces, phénix, noirs corbeaux… » sera en effet le tout dernier numéro d’une revue fugace et pas comme les autres…
Dans ses pages, vous découvrirez la gent à bec et à plumes comme vous ne l’avez jamais vue, guidés par les visions étranges d’Alain Valet et par les mots enchantés de Fleur Daugey, Gérald Duchemin, Delphine Imbert, Charlotte Bousquet, Marianne Lesage et François Fierobe. Vous rencontrerez un phénix à l’humeur vengeresse, une Effraie nostalgique, des volatiles inconnus, à la beauté meurtrière, d’autres si fragiles que vous voudriez les sauver, et une pleine assemblée de corbeaux prête à sceller le sort d’un royaume…
Le tout s’accompagne d’une surprenante missive, due à la plume inspirée de Denis Labbé…
Pour commander un exemplaire, il suffit d’adresser un chèque d’un montant de 6,90 € (frais de port compris) à :
Editions Silenda
Etoile Mirabeau n°3
50 avenue de Grenade
13100 Aix en Provence
Les numéros 2 et 3 restent également disponibles à la vente.
Et pour toute information, n’hésitez pas à adresser un mail à leonor.lara@free.fr
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